Né le 28 février 1953 en Vendée sur les bords de l'Océan Atlantique, Jacques GUILLET, a vécu quelques années en Provence. Cette période a beaucoup influencé sa façon de peindre et d’apporter de la lumière dans ses tableaux. 

Aujourd’hui retiré dans la campagne mayennaise il garde à l'esprit la luminosité du ciel du Sud pour la retranscrire sur ses toiles.

Jacques GUILLET  a commencer à peindre vers l'âge de 15 ans. D’un naturel introverti il déverse sur la toile. Il suit une école d’art avec un professeur qui croit en lui et le préserve des tendances en lui inculquant les valeurs académiques. Au cours de sa vie il a la chance de croiser la route de grandes signatures qui n'hésitent pas à lui enseigner des techniques personnelles ou même cette façon très particulière de préserver, à travers conseils et enseignement, sa signature artistique sans déviance. 

 

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Pendant plus de quarante ans la peinture de Jacques Guillet était une peinture à l'huile. Un figuratif léché, travaillé dans la plus pure tradition, lumineux et expressif. Cette expression restait à l'abri des regards tandis qu'il suivait une carrière professionnelle bien loin du monde artistique..

Huiles, acryliques, aquarelles, sanguines, crayons... Jacques GUILLET  aimait à travailler presque toutes les matières et tous les sujets qui séduisent son âme et son œil. Quand il a eu le loisir de se consacrer pleinement à  la peinture, c'est l'acrylique qui a dominé son travail.

UN ARTISTE QUI MARCHE DANS SES TOILES

«L'acrylique demande autant de maîtrise, mais cette matière m'a permis un travail de recherches différent et d'explorer des teintes et des lumières qui me correspondaient davantage. Je marche dans mes toiles. Je suis la nature qui m'entoure où les évènements qui jalonnent ma vie, je les couche sur les toiles avec ma sensibilité propre et mon imagination fait le reste. Je suis un adepte des romans fantastiques j'aime lire et il m'arrive d'imaginer des scènes et de les retranscrire à ma façon".

Attiré par l'Italie, berceau des arts,  mais pas que... Ses paysages traversent les âges et l'espace. De jeunes femmes  apparaissent et disparaissent, aux mêmes rythmes que les vieilles pierres pleines de mystères, quant aux musiciens qu'ils rencontrent ils finissent un jour ou l'autre par donner naissance à un tableau où seule la gestuelle du virtuose sera fidèle à la réalité. Quant aux paysages de France c'est avec les couleurs de sa palette qu'il transcende leur beauté. Fidèle au figuratif mais toujours dans l'imaginaire des couleurs, rien ne vient déranger la tranquille avancée d’un artiste qui prend plaisir à ce qu'il fait.

Sa vision n’est pas effleurée par les courants ou contre-courants artistiques. Il peint comme il ressent et quand il veut, dans la recherche constante de ses propres valeurs. Des nouvelles techniques, de nouvelles teintes apparaissent, sont retravaillées, puis mélangées et finissent par donner naissance à de nouvelles séries, de nouveaux sujets, de nouvelles façons d'appréhender la peinture. Comme disait Brassens, "il n'y a rien à jeter". Un parcours artistique n'est jamais uniforme, un artiste n'a pas qu'une seule "patte",  un artiste tente, s'essaie, assume et grandit avec ses créations.

C'est une grande difficulté dans le monde de l'art contemporain que de rester honnête avec ses valeurs propres. L'honnêteté de Jacques Guillet vous la trouverez dans la qualité du travail des couleurs et des glacis, dans la connaissance du dessin et dans un savoir-faire technique qui lui permet d'appréhender ses toiles avec une grande sérénité.

C'est sans doute son principal obstacle et sa plus belle qualité : des remises en question permanentes qui le font douter sans cesse  mais qui lui permettent, par la recherche constante de l'expression, de progresser et de monter en puissance.

Catherine G.